Un peu de géométrie différentielle

Mardi 20 septembre 2016, par Normand Mousseau // Émissions

Les entrevues les plus difficiles à réaliser sont, sans conteste, celles qui portent sur les mathématiques. En effet, les questions traitées aujourd’hui sont souvent très loin de nos préoccupations quotidiennes et exigent généralement une connaissance de pointe pour même en comprendre l’intérêt.

Mais cette difficulté en fait aussi un sujet fascinant : les mathématiques sont un monde en soit qui se mêle parfois avec notre univers, mais pas obligatoirement. Les objets qui y sont étudiés et développés le sont donc avant tout pour leur valeur intrinsèque, ce qui leur donne une place presque unique dans notre société tournée vers l’utilitarisme.

C’est pourquoi il vaut la peine, parfois, de risquer de se perdre un peu pour au moins toucher à ce monde, même si on ne comprend pas tout.

Cette semaine, nous rencontrons donc Vasilisa Shramchenko, professeur de mathématiques à l’Université de Sherbrooke. Ses travaux portent en bonne partie sur des questions à la limite de la physique et des mathématiques, des questions qui nous transportent dans un monde qu’on ne croise pas très souvent.

Écoutez l’émission ici :

MP3 - 25.8 Mo

Diffusion

Cette émission sera diffusée à Radio VM le jeudi 22 septembre à 13 h 30 et en rediffusion le samedi 24 septembre à 16 h.

L’émission sera également disponible en téléversement sur cette page et en baladodiffusion sur la page Université de Montréal de iTunes U à partir du dimanche 25 septembre.

Merci à la Fondation familiale Trottier et au Fonds de recherche du Québec pour leur contribution à la production de cette émission.

Image : Francesca Cappa

Le rôle du bois de construction dans la lutte aux changements climatiques

Mercredi 7 septembre 2016, par Normand Mousseau // Émissions

Au Québec, on associe souvent la lutte aux changements climatiques par la transformation en profondeur du secteur des transports avec l’objectif de réduire l’utilisation du pétrole, responsable de plus de la moitié des émissions de gaz à effet de serre.

La gestion de ces gaz est toutefois plus complexe. En effet, ce qui compte au final est la quantité nette émise année après année dans l’atmosphère, qu’elle provienne des énergies fossiles, des procédés industriels ou de la fonte du pergélisol.

C’est pourquoi il faut faire preuve d’imagination et d’originalité et s’attaquer au bilan de carbone plutôt qu’aux simples émissions. En effet, on peut aussi diminuer les émissions de gaz à effet de serre en retirant le carbone de l’atmosphère et en l’entreposant pour de longues périodes.

Il est même possible, dans certains cas, de faire les deux : réduire les émissions de procédés actuels et retirer le carbone de l’atmosphère. C’est le défi que s’est donné notre invité d’aujourd’hui en travaillant sur un matériel utilisé par l’homo sapiens sapiens depuis la nuit des temps : le bois. Et, comme vous le découvrirez au cours de cette entrevue, les résultats de ses travaux vous permettront de voir ce matériel comme vous ne l’aviez encore jamais vu.

Pierre Blanchet est professeur agrégé au Département des sciences du bois et de la forêt et titulaire d’une chaire industrielle de recherche du CRSNG en construction écoresponsable en bois (CIRCERB) à l’Université Laval, une chaire qui vise à mieux comprendre le rôle que le bois pourrait jouer dans le domaine de la construction.

Écoutez l’émission ici :

MP3 - 29.6 Mo

Diffusion

Cette émission sera diffusée à Radio VM le jeudi 15 septembre à 13 h 30 et en rediffusion le samedi 17 septembre à 16 h.

L’émission sera également disponible en téléversement sur cette page et en baladodiffusion sur la page Université de Montréal de iTunes U à partir du dimanche 18 septembre.

Merci à la Fondation familiale Trottier et au Fonds de recherche du Québec pour leur contribution à la production de cette émission.

Image : Kate Brady

Sciences et religions - l’impossible dialogue

Mercredi 20 avril 2016, par Normand Mousseau // Émissions

Est-il possible d’établir un réel dialogue entre sciences et religions ? Cette question accompagne l’humanité depuis plusieurs centaines d’années au moins. Pour les tenants du dialogue, les sciences et les religions explorent deux côtés de la réalité humaine qui ne sont pas complètement isolés, mais qui se rencontrent sur certains terrains — on pense à la cosmologie et à la biologie.

Pour d’autres, il n’y a pas d’échange possible entre ces deux mondes, car la science n’admet pas le dialogue par la nature profonde de ses fondements. Son avance ne peut que se faire au détriment du religieux, puisqu’elle repousse constamment les frontières du monde rationnel et intégré dans son modèle.

Notre invité d’aujourd’hui se positionne sans aucune hésitation dans le dernier groupe. Son livre « L’impossible dialogue », paru au début de 2016 aux Éditions Boréal, est sans appel à ce sujet : loin de dialoguer avec la science, les religions ont plutôt longtemps tenté d’en limiter le développement et la portée, un contrôle qui n’a pas encore disparu.

Yves Gingras est professeur à l’Université du Québec à Montréal et titulaire de la Chaire de recherche du Canada en histoire et sociologie des sciences. Auteur de nombreux ouvrages, dont « Sociologie des sciences », paru aux Presses Universitaires de France en 2014, il nous a habitués à un franc parlé rafraîchissant qui ne laisse personne indifférent.

Écoutez l’émission ici :

MP3 - 25.3 Mo

Diffusion

Cette émission sera diffusée à Radio VM le jeudi 21 avril à 13 h 30 et en rediffusion le samedi 23 avril à 16 h.

L’émission sera également disponible en téléversement sur cette page et en baladodiffusion sur la page Université de Montréal de iTunes U à partir du dimanche 24 avril.

Merci à la Fondation familiale Trottier et au Fonds de recherche du Québec pour leur contribution à la production de cette émission.

Creuser, jusqu’où ?

Mardi 12 avril 2016, par Normand Mousseau // Émissions

Malgré sa diversification, l’économie canadienne demeure, depuis plus de 400 ans, dominée par l’extraction et l’exploitation des ressources naturelles. Pour s’en convaincre, il n’y a qu’à considérer l’étroite corrélation entre la force du dollar canadien et le prix du pétrole sur les marchés internationaux.

Or, en dépit des impacts de cette industrie sur l’ensemble des Canadiens, on discute fort peu chez nous de ses effets ou de la nature même de l’exploitation de ressources naturelles. Est-ce parce que cette exploitation se fait souvent dans des régions éloignées, qu’on ne connaît pas, ou alors seulement sous forme de mythe ?

Cette ignorance n’est pas sans coûts. Elle est en partie responsable, par exemple, de l’immense dette environnementale causée par de multiples mines abandonnées et qui dépasse de loin le milliard de $, seulement au Québec.

Alors que la question climatique est au cœur des programmes politiques et qu’on prend conscience, sur une base quotidienne ou presque, de la petitesse de notre planète, il est plus que temps de se demander jusqu’où on doit continuer à creuser et à exploiter les ressources de notre Terre.

Nous le ferons aujourd’hui en compagnie d’Yves-Marie Abraham, sociologue et professeur à HEC Montréal. Poursuivant ses recherches dans le domaine de la décroissance, il a codirigé, avec David Murray, un recueil intitulé « Creuser jusqu’où ? Extractivisme et limites à la croissance », paru à la fin 2015 chez Écosociété et qui fait suite, à un premier recueil intitulé « Décroissance versus développement durable. Débats pour la suite du monde » paru chez le même éditeur en 2011.

Écoutez l’émission ici :

MP3 - 25.8 Mo

Diffusion

Cette émission sera diffusée à Radio VM le jeudi 14 avril à 13 h 30 et en rediffusion le samedi 16 avril à 16 h.

L’émission sera également disponible en téléversement sur cette page et en baladodiffusion sur la page Université de Montréal de iTunes U à partir du dimanche 17 avril.

Merci à la Fondation familiale Trottier et au Fonds de recherche du Québec pour leur contribution à la production de cette émission.

Image : Fernando de Sousa

Arvida ou l’oubli collectif d’un patrimoine unique

Mardi 5 avril 2016, par Normand Mousseau // Émissions

Notre identité se construit par des relations avec notre environnement. Un environnement social défini par nos parents, nos sœurs, nos frères, nos amis et nos enfants, mais aussi un environnement physique, déterminé autant par les marqueurs naturels que par l’urbanisme et le bâti.

L’importance de ces relations devrait se refléter par une sensibilité historique envers notre patrimoine urbain. C’est certainement ce qu’on observe dans plusieurs sociétés.

Toutefois, Cette sensibilité n’est pas universelle et les Québécois démontrent, depuis longtemps, une indifférence marquée quant à la qualité de leur environnement physique, ignorant souvent les particularités de son patrimoine.

Or, le Québec a fait l’objet d’expériences fascinantes d’urbanisme comme l’a montré notre invitée par ses travaux approfondis sur Arvida, une ville aujourd’hui intégrée à Saguenay.

Lucie Morissette est professeure au Département d’études urbaines et touristiques à École des sciences de la gestion, Université du Québec à Montréal et Titulaire de la Chaire de recherche du Canada en patrimoine urbain. Récipiendaire de nombreux prix et distinctions, elle est, entre autres, membre de la Société royale du Canada.

Écoutez l’émission ici :

MP3 - 24.9 Mo

Diffusion

Cette émission sera diffusée à Radio VM le jeudi 7 avril à 13 h 30 et en rediffusion le samedi 9 avril à 16 h.

L’émission sera également disponible en téléversement sur cette page et en baladodiffusion sur la page Université de Montréal de iTunes U à partir du dimanche 10 avril.

Merci à la Fondation familiale Trottier et au Fonds de recherche du Québec pour leur contribution à la production de cette émission.